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Concerts, Créations et Répertoire, Pédagogie, Audiovisuel, Programmes thématiques en relation avec d’autres arts (Littérature, Poésie, Vidéo, Danse)… : Être interprète, c’est être dans le plaisir de la rencontre.

Rencontre avec le public, dans l’instant unique du concert ou par la réalisation d’enregistrements.

Rencontre avec d’autres artistes, musiciens ou venant d’autres disciplines artistiques.

Rencontre avec les compositeurs, pour révéler et diffuser leurs créations.

Rencontre avec les jeunes musiciens, pour leur transmettre l’héritage musical.

Rencontre, enfin, entre les répertoires classiques et contemporains.

Mon activité de musicien est celle d’un passeur.

 

Vous trouverez ici les étapes de ce cheminement, lors desquelles nous pourrons nous rencontrer.

Actualités

Le CD « of water making moans… » a reçu le grand prix allemand 2016 de la critique, la plus haute distinction discographique en Allemagne.

Un grand merci à tous ceux, compositeurs, programmateurs, maison de disque, radios, public curieux et fidèle,
qui ont accompagné les quinze premières années de notre duo avec Teodoro Anzellotti.

 

 

 

 

Dimanche 16 octobre, Milan

 

Festival Milano Musica

 

 

 

Eglise SAN PAOLO CONVERSO

 

Avec Alvise Vidolin, régie sonore

 

1er Concert - 18h30

 

Gérard Grisey (1946-1998)
Prologue (1976, 15') per viola sola e live electronics

Marco Stroppa (1959)
Il peso di un pensiero, riflessioni per viola sola (2015/16, 18')
Prima esecuzione assoluta nella versione completa

Dai Fujikura (1977)
Prism spectra (2009, 18') per viola ed elettronica

Pierre Boulez (1925-2016)
Messagesquisse (1976/2000, 8')
versione per viola sola e nastro magnetico

 

2e Concert - 21h

 

Jonathan Harvey (1939-2012)
Ricercare una melodia (2003, 6') per viola ed elettronica

Domenico Gabrielli (1651/1659-1690)
Ricercari (1689, 20')

Ivan Fedele (1953)
Ritrovari. Suite Francese VI (2011, 21')

Gérard Grisey
Prologue (1976, 15') per viola sola e live electronics

 

Voir ici

Du mardi 4 au mardi 11 octobre

 

Démarrage du MOOC ‘Décision, Complexité, Risques’ sur la plateforme FUN.
A ce jour, plus de 6 000 personnes sont inscrites au MOOC !

Pour suivre le MOOC et pouvoir participer aux forums de discussion, il faut s'inscrire sur laplateforme FUN (cliquez sur ‘inscription’ en haut à droite de l’écran et laissez-vous guider)

 

ou voir ici :

 

L'interprète à l'oeuvre dans la création musicale

 

L'inouï

Le geste

la création d'une oeuvre

 

Les vidéos sont en ligne !!!

 

Ici

 

Vendredi 28 octobre, Vigo (Espagne)

 

Festival Vertixe Sonora

Avec Teodoro Anzellotti, accordéon

 

Gérard Pesson, Peignez le vif, pour alto et accordéon

Rébecca Saunders, of water making moan... pour accordéon

Alberto Posadas, Tombeau et double, pour alto

Marco Stroppa, Nous sommes l'air pas la terre, pour alto et accordéon

 

Lire ici

Samedi 29 octobre, Vigo (Espagne)

 

Masterclasses

Samedi 5 novembre, Cologne

 

WDR

 

Luciano Berio, Chemins II, pour alto et 9 instruments

 

WDR Sinfonie Orchester

Direction Emilio Pomarico

 

Ici

Dimanche 13 novembre, Weingarten (Allemagne)

 

Tage für Musik

 

Portrait Marco Stroppa

 

Il peso di un pensiero, riflessioni per viola sola

Nous sommes l'air, pas la terre...

 

Concert reporté à une date ultérieure

Lundi 14 novembre, Bruxelles

 

Festival Ars Musica

 

Avec Wilhem Latchoumia, piano

 

 

Noriko Baba, Sonatine, pour alto et piano, création, commande d'Ars Musica

Viktor Kissine, Sonate, pour alto et piano, création, commande d'Ars Musica

Dimitri Chostakovitch, Sonate pour alto et piano

La Sonate pour alto et piano de Dimitri Chostakovitch est la dernière oeuvre du compositeur. Terminée quelques semaines avant sa mort à l'été 1975, elle est son chant du signe, un chef-d'oeuvre empli de mélancolie et de désespoir, autant que de grinçantes parodies. Mais elle constitue aussi la dernière oeuvre importante pour alto et piano, alors que le répertoire de chacun de ces deux instruments n'a cessé depuis cette date d'offrir à l'un comme à l'autre des pièces majeures. Comment réunir aujourd'hui ses deux instruments ? Quels sont les enjeux d'un tel duo, acoustiques et esthétiques ? Christophe Desjardins et Wilhem Latchoumia, partenaires de longue date de musique de chambre, et tous deux baignés dans la musique de leur temps, ont voulu relever le défi. Pour cette aventure ils ont sollicité deux compositeurs : Noriko Baba et Viktor Kissine.

 

Concert enregistré par Musiq3 RTBF

Vendredi 18 novembre, lyon

 

CNSMD

 

Nuit D'ombre et lumière, en l'honneur de Gilbert Amy

 

D'ombre et lumière, pour deux altos, avec les étudiants de ma classe d'alto

 

voir ici

23 novembrer 2016

20.05 - 22.00 Uhr

WDR 3

Diffusion du concert du 5 novembre avec Chemins II de Luciano Berio, pour alto et ensemble

Jeudi 24 novembre, Naples

 

Conservatoire San Pietro a Majella

 

Masterclasse

Vendredi 25 novembre, Naples

 

Conservatoire San Pietro a Majella

 

Hommage à Pierre Boulez

 

Pierre Boulez, Messagesquisse, version pour alto solo et bande

 

Philippe Manoury, Partita I pour alto et électronique en temps réel

 

Avec Christophe Lebreton, régie sonore, Grame

 

Pierre Boulez nous a quitté au début de l'année 2016. Compositeur, chef d'orchestre, pédagogue, théoricien, bâtisseurs d'institutions, jamais un musicien n'aura réuni tant de facettes en une seule personne, et imprimé dans l'ensemble du monde musical sa personnalité hors du commun sur plus d'un demi-siècle. L'altiste Christophe Desjardins, qui a été à ses côtés pendant deux décennies en tant que soliste de l'Ensemble Intercontemporain lui rend hommage dans un programme de récital pour alto solo et électronique. De Pierre Boulez il interprétera Messagesquisse, dont il a été l'artisan en 2000 de la version pour alto. Il jouera ensuite la monumentale Partita I de Philippe Manoury pour alto électronique en temps réel, qui, à la pointe de la création, utilise toutes les possibilités de transformation du son et d'interaction avec l'ordinateur développées à l'Ircam.

 

Mardi 29 novembre, Lisbonne

 

Culturgest, 21h30

 

Sicilia, il canto della memoria

 

Avec Enzo et Lorenzo Mancuso, voix et instruments

et Andreu Rico, percussion

 

 

C’est à un voyage à travers la mémoire du chant sicilien que nous convient l’altiste Christophe Desjardins et les frères Mancuso. Siciliens émigrés en Angleterre au milieu des années 70 pour y travailler à l’usine, ces derniers y ont peu à peu « re-composé » une partie du répertoire traditionnel de leur terre natale, à partir de leur mémoire, mais aussi de leur propre imaginaire. De son côté Christophe Desjardins, instrumentiste-chercheur et musicien adoubé par le compositeur italien Luciano Berio, est devenu le premier ambassadeur du chef-d’œuvre de Berio qu’est Naturale, su melodie siciliane, pour alto, voix enregistrée d’un chanteur de rue de Palerme, et percussion. Dans cette œuvre la musique jaillit « sur des mélodies siciliennes » ; sources populaires et musique d’aujourd’hui s’y mêlent « naturellement ». Luciano Berio opère une greffe musicale sur le rameau de la tradition populaire : paraphrases, commentaires, gloses, libres digressions, comme autant de boutures, mettent en perspective la mémoire de l’auditeur. Au cours du programme la musique se déploie, en ramifications, alternant chansons fidèlement interprétées par les frères Mancuso, libres commentaires musicaux de l’altiste, compositions de Berio et rencontres entre tous les musiciens, animés par la même quête d’une Sicile toujours réinventée.

 

Voir ici

Jeudi 8 décembre, Lyon CNSMD

 

Salle d'ensemble, 17h

Audition de ma classe d'alto

Immense ....

 

à lire ici

 

 

Le CD vient de paraître !

 

Pesson, Stroppa, Zender, Saunder, Harvey

 

Il est sélectionné par le Prix allemand de la critique

 

 

 

Distribution Distrart Music

 

 

Pierre Boulez nous a quitté le 5 janvier.

 

Une dentelle s'abolit

Dans le doute du jeu suprême

(Stéphane Mallarmé)

 

Réécouter l'émission du lundi 11 janvier sur France Musique :

Les lundis de la contemporaine

 

 

 

 

L'interprète à l'oeuvre dans la création musicale

 

L'inouï

Le geste

la création d'une oeuvre

 

Les vidéos sont en ligne !!!

 

Ici

 

Semaine du 13 au 19 juin

France Musique Alla breve

 

Diffusion du Concerto pour alto de Françoise Meïmoun

Orchestre Philharmonique de Radio france

Direction Jurjen Hempel

Ceci n'est pas du jeu

 

A lire dans la revueParadoxes

 

https://revueparadoxes.wordpress.com

La merveille de la musique est de n’être que mouvement
C’est comme l’eau que l’on regarde et tout y bouge vaguement
C’est comme l’âme a la dérive où se déforment les nuages
Tout demeure amorce d’un rêve et déjà c’est autre mirage
Déjà la phrase est d’autres mots et déjà son murmure a changé
Qu’elle fleurisse ou se flétrisse elle a demandé son congé
Elle a fui comme fuit le temps comme le temps irréversible
Qui berce et leurre engendre et meurt à la fois flèche à la fois cible
A la fois le jour et la nuit le pourquoi surgi du comment
La merveille de la musique est de n’être que mouvement


Louis Aragon

A lire dans classiquenews.com :

 

(...) Ce concert est l’exemple type de l’équilibre et de l’excellence. Tout d’abord avec la maîtrise et la sophistication du jeu de l’altiste Christophe Desjardins, splendide dans le jeu d’orchestre et virtuose dans les soli. Nous découvrons cet artiste avec plaisir et faisons des vœux pour un avenir plein de succès dans la création.

 

(...) une exploration formidable du son de l’alto et des touches impressionnistes par moments des sons latino-américains. Souvent parent pauvre des concerti, l’alto à la sonorité plus ronde que le violon demeure un instrument dont l’intérêt est à découvrir. Dans Desjardins/Des prés, Herbert Vazquez transfigure le son même de l’instrument dans des rocailles virtuoses qu’il juxtapose sur des rythmes tropicaux et des danses issues du folkore caraïbe et, même, des harpes du Veracruz. Pari réussi pour ce magnifique concerto, qui ne fait pas du pur nationalisme ou de la monstration de la latinité, mais sait doser l’esprit d’à propos de cette musique dansante et des lignes chromatiques de l’alto dans une toute nouvelle virtuosité. Herbert Vazquez sublime ainsi le jeu de Christophe Desjardins et l’implication de l’Ensemble Orchestral Contemporain.

 

Pedro octavio diaz

Desjardins/Des Près et des grandes découvertes

A lire ici

 

A lire : critique parue dans le journal Publico, Lisbonne :


A viola de arco como rainha

parCRISTINA FERNANDES 26/01/2015

L'alto tel un roi

 

Un programme hors du commun dans lequel Christophe Desjardins a montré qu'en plus du répertoire contemporain il est aussi un interprète de choix de la musique du XVIIIe siècle.

L'alto peut être un instrument fascinant, mais il est parfois mal compris ou vu seulement comme un partenaire de second plan, étant donné son rôle limité à de simples parties de remplissage dans beaucoup d’œuvres orchestrales. Les nombreuses anecdotes sur l’alto et sur les altistes qui circulent parmi les musiciens sont bien révélatrices de ce stéréotype. Le dernier concert de la saison baroque de l’orchestre Metropolitana était la parfaite antithèse de ce panorama. L’alto y était roi, servi par un de ses interprètes les plus brillants, Christophe Desjardins, et un programme hors de l'ordinaire.

L'invitation faite à l'altiste français, haute figure du répertoire contemporain et récipiendaire de nombreuses œuvres des créateurs de notre temps, pouvait sembler surprenante pour un cycle consacré à la musique baroque, mais Desjardins est un musicien polyvalent, qui a également fait des incursions dans la musique ancienne, écrite pour son instrument ou transcrite pour lui. Sa technique excellente, son goût et son intelligence musicale mènent à des interprétations de haut niveau dans un large éventail esthétique. Il fut ainsi révélateur de l’entendre  dans le Concerto pour alto de Georg Telemann Ph (1681-1767), la première œuvre solo dédié à cet instrument, et dans le Concerto pour alto de Georg Friedrich Benda (1722-1795), une composition attrayante pleine d'inspiration mélodique et de théâtralité.

Entre les deux œuvres du XVIIIe siècle, il y avait la Sequenza VI de Luciano Berio (1925-2003), œuvre de référence du répertoire pour alto de la seconde moitié du XXe siècle, dont Desjardins est un interprète d'élection. Les immenses défis techniques de la partition (qui explore de manière ingénieuse les possibilités harmoniques d’un instrument  par nature mélodique, et fourmille d'effets spectaculaires comme d’impétueux trémolos ou des figures virtuoses pleines d’agilité) sonnaient dans les mains de Desjardins avec une facilité surprenante.

Le concert avait commencé avec l'Ouverture La Bizarre de Telemann appelée ainsi en raison d’effets rythmiques et harmoniques rares dans le langage de l'époque. Au début l’effectif de l'Orchestre Metropolitana (réduit à un ensemble de 14 instrumentistes, plus adapté à la transparence de la musique du XVIIIe siècle) a semblé être un peu excessif pour l'espace de la salle, mais peu à peu l’équilibre s’est fait, dans une interprétation riche en contrastes et attentive aux principes stylistiques de l'époque baroque.

Peu de temps après avoir repris la direction artistique du Metropolitana, Pedro Amaral déclarait en présentant sa saison : «l'accent sera mis sur la maturation de l'interprétation de la musique baroque dans une perspective historiquement informée." Même avec des instruments modernes on peut avoir une telle approche. «Aujourd'hui, nous ne pouvons plus jouer Bach ou Mozart comme du Bruckner". La prestation du Metropolitana tout au long de ce concert a montré que cette voie a été suivie et a en outre montré, une fois de plus, le charisme et le raffinement technique et musicale de la violoniste Ana Pereira comme premier violon. Dans les concertos pour alto de Benda et Telemann, l'orchestre était en totale harmonie avec la direction de Christophe Desjardins, dont les qualités en tant que soliste ont contribué à des interprétations légères, marquées par un phrasé élégant d'une grande clarté, avec une qualité de son qui fait émerger le timbre caractéristique de l'alto autant que la fluidité du jeu, comme dans les cadences du Concerto de Benda.

 


A lire dans la revue La Terrasse

 

Un altiste en son jardin

 

 

Le CD Alle Guerre d'Amore est maintenant disponible en France !

 

Ici

 

Le double CD Alto/Multiples

 

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a reçu le :

 

A lire, en espagnol.
Traduction française prochainement.

 

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Mundo Clasico

24-05-2010

La viola múltiple

Paco Yáñez

En la extensa entrevista que el pasado mes de febrero publicamos en Mundoclasico.com con Christophe Desjardins (Caen, 1962), miembro del Ensemble Intercontemporain parisino y uno de los violas más destacados de nuestro tiempo, el músico francés afirmaba que la viola se había vuelto “múltiple”, debido a la gran cantidad de técnicas, lenguajes e innovaciones que han hecho avanzar sus posibilidades expresivas a lo largo del siglo XX, tomando como referencia un instrumento cuya construcción ha permanecido, básicamente, inalterada.

Pues bien, en aquella entrevista Christophe Desjardins nos anunciaba ya el inminente lanzamiento de un doble compacto del sello æon en el cual realizaría un repaso por algunos de los hitos fundamentales que, en su opinión, han marcado la evolución de su instrumento. Es precisamente de ese lanzamiento discográfico del que damos cuenta hoy en las páginas de nuestro diario; una edición marcada por la alta calidad a todos los niveles: compositores recogidos, obras, interpretación, grabación y presentación.


Desjardins divide su propuesta en dos partes. La primera es ‘Alto’, y en ella realiza ese recorrido antes mencionado, partiendo de la Sonata para viola opus 25, nº 1 (1922) de Paul Hindemith (1895-1963), en su calidad de viola y compositor, uno de los primeros grandes valedores de este instrumento en el siglo XX, como sus cuatro sonatas para viola dan fe. La versión de Desjardins se mantiene, como el resto de las interpretaciones de estos compactos, entre lo sobresaliente y lo excepcional. Su lectura es muy sobria, técnica y limpia en los dos primeros movimientos, sabiamente construidos en cuanto a estructura, mientras que en el tercero impresiona su desarrollo rítmico, con una modernidad reconcebida en la que Desjardins intuye ya asomos que mucho más tarde llegarían a su plenitud en las últimas obras de Ligeti. A ello contrapone un ‘Langsam’ final sombrío, austero, con un trabajo inmaculado de la polifonía a través de las dobles cuerdas y de los episodios melódicos.


La Sonata para viola (1955) de Bernd Alois Zimmermann (1918-1970) vuelve a poner al alemán en contacto con uno de los compositores al que más admiró durante toda su vida: Johann Sebastian Bach, del que en esta Sonata se cita su coral Gelobet seist du, Jesu Christ BWV 604. Obra de extrema atención al timbre, al color y al refinamiento técnico en cuanto a la producción sonora, Desjardins expone esta joya musical enfatizando sus texturas agudas, sus pasajes sul ponticello, los tejidos tonales que se afirman y desvanecen de forma por momentos casi imperceptible. Con un tratamiento musical muy marcado por Webern, la cita bachiana final supone revisitar los orígenes espirituales de la música germánica desde sus estadios más desarrollados, en la inmediata posguerra.


De la impresionante Sequenza VI (1967) de Luciano Berio (1925-2003) ya había grabado el propio Desjardins una magnífica versión para la Deutsche Grammophon (457 038-2) en el año 1998. Pues bien, la que ahora nos brinda æon es incluso superior a aquélla, ejecutada con una velocidad, vehemencia y rotundidad en la métrica que asustan. La capacidad técnica del francés alcanza aquí una de sus cúspides interpretativas, no sólo por los vibrantes pasajes iniciales, sino por el marcado contraste que expone en los compases finales de la obra, que desgrana con gran sabiduría y calma. La toma sonora ayuda, y mucho, siendo la más impresionante que haya escuchado para esta pieza. Quizás por ello la situaría como la versión de referencia, incluso por encima de Garth Knox, que en su lectura de 1995 para Mode (161/3) se muestra más ‘Arditti’; esto es, más metálico y aristado en su sonido; mientras que Desjardins despliega un Berio más mediterráneo, menos abrupto y más fluido.


El inclasificable Prologue (1976) de Gérard Grisey (1946-1998), primera parte del monumental ciclo Les espaces acoustiques (1974-85), es todo un tour de force para viola entre lo técnico y lo expresivo, al borde del delirio, de lo alucinatorio. Desjardins lo concibe casi como un camino hacia el infierno, como un descenso a través de un cuadro del Bosco, con su suerte de movimiento perpetuo, de ostinato constantemente renovado en sus soluciones a partir de esa melodía de cinco notas expuestas en un arpeggio prácticamente roto. La sucesión de oleadas del Prologue va aportando vías de desarrollo de una variedad increíble, gracias al concienzudo trabajo armónico típico de los espectralistas, y a la disposición adyacente de toda una batería de instrumentos utilizados como fuentes de resonancia: piano, ondas Martenot, percusión... Ello es tratado en esta versión de forma electrónica, con resultados fascinantes y soluciones acústicas tan inéditas como desconcertantes que marcan uno de los puntos álgidos del disco, y una de las versiones señeras de la obra junto a Knox en Kairos (0012422KAI).


El siguiente compositor abordado por Desjardins es el portugués Emmanuel Nunes (Lisboa, 1941), del cual el viola francés ya había grabado un excepcional monográfico, en mi opinión entre las cumbres interpretativas del catálogo discográfico del lisboeta (æon AECD 0756). En esta ocasión escuchamos Einspielung III (1982), una obra muy sobria, compacta y densa, en la cual el trabajo con las voces y su contrapunto nos remite a su herencia formal debida a la muy querida por Nunes Segunda Escuela de Viena, de entre cuyos compositores Anton Webern parece asomarse en su tramo final. Como siempre, la perfecta afinación de Desjardins, su musicalidad y la capacidad para apuntalar las estructuras musicales en un recorrido tan largo como Einspielung III, hacen de él un intérprete idóneo para Nunes.


Cierra el primer compacto la brevísima Figment IV (2007), del venerable decano de los compositores Elliott Carter (New York, 1908), que curiosamente firma la obra más reciente del disco, y la única escrita en el siglo XXI. Se trata de una obra sobria y de un lenguaje muy depurado, que porta ecos de otros tiempos, que han sido (todos ellos, y como sumatorio) los del propio Carter, un artesano de la música que ha trascendido a décadas, corrientes, escuelas y estilos con una impronta personal que encuentra en Desjardins a un magnífico traductor.

El segundo compacto, ‘Multiples’, trabaja de forma exquisita el montaje de diversas voces pregrabadas, ofreciendo versiones en las que Desjardins se multiplica en varias violas electrónicamente superpuestas para ampliar los horizontes del instrumento. Una de las adaptaciones para violas que podemos escuchar en este compacto es Messagesquisse (1976), de Pierre Boulez (Montbrison, 1925), que adquiere de este modo una tesitura más aguda, y en manos de Desjardins una perfección técnica encomiable, repleta de matices, al contar con tan extraordinario solista grabado y superpuesto en todas las voces de la obra.


La composición más extensa del compacto es la Canzona nuova, del alemán Wolfgang Rihm (Karlsruhe, 1952), elaborada a partir de su Canzona de 1982, en esta ocasión para cuatro violas. Se trata de una música ‘dionisíaca’, que según el propio Rihm pretende investigar los modos de articulación de la viola, así como los colores y timbres de este instrumento; en cuya voz desarrolla esa suerte de nuevo romanticismo que tantas veces aflora en las piezas del alemán.

Original para trompeta, en Ricercare una melodia (1984), del británico Jonathan Harvey (Sutton Coldfield, 1939), Desjardins juega con un canon en cinco partes obtenido a través de la electrónica, en el que constantemente se juega con el color de la viola vía transposición tonal; en un proceso que trata de desarrollar motivos melódicos que van resultando quebrados.


De Ivan Fedele (Lecce, 1953) escuchamos Elettra (1999), una pieza que apuesta por la complejidad sonora tanto en la viola acústica como en su relación con una perturbadora electrónica en vivo que explota los gestos técnicos de la misma: glissandi, sul tasto, pizzicati, etc., además de la filiación estilística de este instrumento a diversos momentos históricos, con lo cual en sí supone una suerte de síntesis y perfecto cierre para este magnífico viaje a través de la historia de la viola, situados de lleno en un tumulto sonoro de corte futurista que borda con excelso virtuosismo Desjardins.


Junto a estas transcripciones y partituras originales para viola, nos encontramos con una serie de piezas adaptadas para este instrumento provenientes de diversas etapas históricas de la música, como el Ricercare 1, de Domenico Gabrieli. Producto de la recomposición son Tant Plus Ayme (2003), de Gilles Binchois, tratada por Georg Kröll; Malor me bat, de Johannes Ockeghem, en el arreglo de Bruno Maderna; y el Madrigale X (Quinto Libro), de Carlo Gesualdo, en una actualización para violas a cargo del propio Christophe Desjardins. Todas estas versiones e interpretaciones destilan una gran belleza, aunque uno eche en falta la impronta histórica que confiere el bellísimo sonido de la viola d’amore.


Todo un viaje por la historia de la viola, así pues, alquitarado en apenas 146 minutos; toda una biblioteca sobre la interpretación de este instrumento resumida en 14 capítulos ejemplares. Quizás echemos algunos episodios de menos, como las The Viola in my Life, de Feldman; si bien parece haber optado æon por no repetir piezas que el propio Desjardins ya había grabado previamente en algunos de sus anteriores y extraordinarios registros para el sello francés.


Las tomas sonoras son absolutamente prodigiosas, encabezando en lo técnico las versiones que hasta ahora disponíamos para estas piezas. A ello añadimos la cuidadísima presentación que acostumbra æon y unos amplios textos muy informativos a cargo del propio Christophe Desjardins, en los que desglosa el sentido de este ambicioso programa. Soberbio, sin paliativos.
 

 

Caramba !

L'album Alto/Multiples a été récompensé

par 5 Diapasons

 

Une interview à lire dans Mundoclasico.com le magazine espagnol de la musique

1ère partie

2ème partie

Où l'on ne parle que de magie ....

 

 

10 janvier 2010
   
Sélection CD

Christophe Desjardins




Alto/Multiples

Près de deux heures et demie d'alto et pas une seconde de lassitude à l'écoute du somptueux récital enregistré par Christophe Desjardins ! Référencé (par son titre qui renvoie à Eclats/Multiples de Pierre Boulez), mais nullement dogmatique (programme de quatorze pièces au langage renouvelé), cet album est réparti sur deux CD. Le premier rassemble des solos (de Paul Hindemith à Elliott Carter) qui ont balisé le XXe siècle. Le second réunit des oeuvres qui font écho au passé et nécessitent le recours à plus d'un alto.

Le procédé du re-recording permet à Christophe Desjardins de maîtriser les exigences d'un trio (Ockhegem-Maderna), d'un quatuor (Rihm) et même d'un septuor (Messagesquisse de Boulez) avec une telle qualité expressive qu'on oubliera la technique pour ne parler que de magie.

Pierre Gervasoni

 

© Le Monde

 

"Le nouveau récital de l’altiste Christophe Desjardins est constamment une joie."

 

"Permettant ainsi l’épanouissement d’un magnifique alto dans tous ses états, ce double récital est une parfaite réussite."

 

lire la suite sur Concertonet

Le nouveau CD Alto/Multiples est sorti !!!!!!!!!

 

Vous le trouverez dans les bacs le 21 janvier

 

ou commandez-le sur FNAC.COM

 

 

 
Interview à lire sur Resmusica

 

Diaposon d'or pour le CD Kairos Manoury avec Partita I, pour alto et électronique

 

Lire l'article

 

et à lire aussi sur Mondo Clasico (en espagnol) "Amour à la première écoute !!!"

par Paco Yanez

Réédition :

 

CD Philippe Boesmans

 

Cyprès

 

Surfing, pour alto et 15 instrumentistes

 

 

**** Classica

 

"...on retrouve la même jubilation sonore avec Surfing pour alto et ensemble qui termine ce disque enchanteur"

 

Rodolphe Bruneau-Boulnier,

Classica Avril 2009

 

 

Il y a quelque chose de ludique dans l’écriture de Philippe Boesmans. Le compositeur belge aime créer l’illusion, jouer les troubles fêtes, lancer des leurres musicaux, voire utiliser la difficulté technique pour créer un monde nouveau, une idée inédite. Ce surpassement implicite va souvent être mu par une volonté de démultiplier les ressources instrumentales à sa disposition comme si sa musique était un jeu de l’éclatement, une cure d’abondance, une volonté éruptive. Cette technique du surpassement, il va bien sûr l’appliquer à son instrument, le piano, mais aussi dans la relation entre un soliste et un ensemble comme ce sera le cas dans les effets de démultiplications de l’alto et des 15 instruments de l’ensemble qui l’accompagnent dans Surfing.

Portrait, à lire sur Webthea.com

Toutes les facettes de la vie d'altiste,

 

Par Michèle Tosi, Resmusica

 

A lire ici

Christophe Desjardins or the inventive interpreter

 

Un portrait à lire sur le site

 

Arte no Tempo

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